• Les récoltes du Téléthon portent leurs fruit

    Marche nordique des Thermes de Cransac

    Le 21 novembre 2017

     

    Xavier Nissan et Michel allot ont rencontré des bénévoles du département./ Photo DDM, L.B

     

    Le directeur de recherche de l'I-stem, Xavier Nissan, est venu exposer les différentes avancées des recherches sur différentes maladies lors de la convention départementale de l'AFM Téléthon Aveyron lundi aux archives départementales.

    Le Téléthon a déjà parcouru beaucoup de routes mais le chemin est encore long à l'aube de sa 31e édition. Ambassadeur en 2016, Xavier Nissan veut cette année jouer pleinement son rôle de directeur de recherche à l'I-stem, l'institut des cellules-souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques, pionnier en la matière en France. Lors de la convention départementale de l'AFM Téléthon de l'Aveyron, le docteur de 37 ans est venu exposer les avancées en matière de recherche pour des maladies génétiques rares «qui serviront à des patients normaux». Fondé en 2004 par l'AFM, l'institut de recherche travaille sur trois types de thérapies : la cellulaire, la pharmacologie et la génique. Les résultats sont plutôt satisfaisants selon le scientifique. L'idée de départ était de reproduire des cellules du corps humain à partir des cellules-souches. Aujourd'hui, son institut est capable de fabriquer de la peau pour soigner des grands brûlés par exemple ou encore la reproduction de morceaux de rétine pour des personnes victimes de DMLA, de dégénérescence maculaire liée à l'âge. Depuis 2010, son laboratoire se penche sur la progéria, une maladie qui accélère le vieillissement et qui touche 150 personnes dans le monde. Là aussi, deux molécules ont été trouvées l'an dernier. «La création d'YposKesi grâce au financement de l'AFM et de l'Etat au travers de la Banque publique d'investissement, va permettre de produire des médicaments de thérapies génique et cellulaire pour les maladies rares. Il y a déjà 200 salariés et c'est l'aboutissement de la recherche», explique Xavier Nissan.

    Merci le Téléthon

    Ces progrès ont été rendus possibles grâce au Téléthon. «Des révolutions médicales d'autrefois nous permettent de faire la même chose en deux heures aujourd'hui. Tout ça grâce au Téléthon», remercie le directeur de recherche. Avec un budget annuel de 4 à 5 millions d'euros pour la recherche à l'I-stem, Michel Allot, coordinateur départemental «n'imaginait pas en arriver là aujourd'hui». Les deux hommes se rejoignent sur un autre point : «le Téléthon n'est pas qu'un seul week-end dans l'année. Il faut sensibiliser les gens». Les dons sont d'autant plus précieux qu'ils serviront également à soigner des personnes normales d'une insuffisance cardiaque ou de certains cancers comme celui de l'estomac ou du pancréas grâce aux recherches pour lutter contre la progéria. Des opérations comme celle de «1 000 chercheurs dans les écoles» sont programmées pour sensibiliser et pourquoi pas faire naître des vocations. En attendant, AFM Téléthon donne rendez-vous aux Français les 8 et 9 décembre prochains.

    Quelques chiffres

    Avec 2,26 € de don en moyenne par habitant et les 629 614 € récoltés l'an dernier sur l'ensemble du département, l'Aveyron fait figure de meilleur élève sur l'échelle nationale. Selon Michel Allot, coordinateur départemental du Téléthon, ce succès trouve son origine dans l'organisation territoriale. «Il y a un responsable par anciens cantons, soit 46 responsables territoriaux», détaille-t-il. Au niveau national, le 30e Téléthon affiche 92 740 769 € de collecte finale, 7 779 395 € ont été recueillis en Occitanie.

     

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